La carapace de la tortue

Notre monde n’est qu’apparence. Et dans cet univers codé et réservé aux silhouettes jeunes et belles qui hantent les pages des magazines, nombreuses sont les femmes qui ne trouvent pas leur place. C’est le cas de Clotilde, une héroïne pas comme les autres puisqu’elle est pourvue d’une physionomie qualifiée dès sa petite enfance de « grosse, pataude, maladroite et laide ». Au regard de cette étiquette qui lui colle à la peau, Clotilde s’est réfugiée dans un quotidien où elle tente de disparaître pour ne pas déranger le monde qui tourne sans elle. Tête baissée et corps enseveli sous une enveloppe gonflée de kilos superflus, elle avance dans la vie à pas lents, avec une seule certitude, celle de ne pas avoir de place dans cette société.
Son installation à Bordeaux, sa ville natale va l’entraîner dans de nouvelles aventures. Une seconde naissance. La découverte de voisines des plus étonnantes. Drôles, fantaisistes, et en quête d’un bonheur incertain. Puis, l’amour d’un enfant et qui sait, celui d’un homme ?
Une nouvelle existence, presque entièrement réglée dans un quartier où l’on observe à la loupe et parfois au vitriol le quotidien des autres. Et il suffit de traverser la rue pour pénétrer un autre cercle bien fermé, celui de l’art contemporain. C’est pourtant dans un musée en quête de création et d’esthétisme que Clotilde va s’épanouir. Un hymne à l’amitié, à la culture et à la différence ! Une écriture décomplexée et vive qui fait l’éloge de la disgrâce.


MAGIS : Matière Artistique Génétiquement Intense.

Cet ouvrage réalisé en deux parties met en avant des artistes, jeunes talents, grands espoirs, quels que soient leurs disciplines : art contemporain, musique, photo, design, mode, graff, tatouage Ou toutes expressions permettant à des artistes de se manifester dans des codes différents mais puissants tout en maîtrisant, comme des artisans, les techniques liées à leur art.
Dans MAGIs, il n’est pas question d’âge, il est question de cette frontière qui une fois passée montre le chemin d’un destin, d’une réussite potentielle, d’un talent évident qui a toutes les chances de s’épanouir. Le choix des artistes a été exigeant, parfois coopté par des experts du monde culturel.
La deuxième partie du « Art book » est destinée aux Passeurs. Des femmes et des hommes au sens artistique évident et à l’expérience aiguisée, à qui MAGIs a demandé de choisir de « Jeunes pouces ».
Celles et ceux dont on pense qu’ils sont doués et montants : les étoiles de demain.
Ce « Cahier des passeurs » réalisé en noir et blanc met en scène un dialogue entre le passeur et l’artiste.


Revue de presse