Biographie

Journaliste et communicante depuis 20 ans, je suis actuellement Directrice de la Communication de la ville de Bordeaux. Aux différents postes que j’ai occupés, j’ai toujours été la première femme après des directeurs ! Me demandant s’il s’agissait vraiment d’un hasard ou d’une exception. Quoiqu’il en soit mon sentiment a toujours été de devoir travailler deux fois plus pour prouver que j’étais à la hauteur de cette nomination ! Névrose féminine ancestrale ou réalité, cela m’a appris la rigueur, l’implication, l’engagement, l’habitude de maîtriser parfaitement mes dossiers et de ne jamais me reposer sur « Le Talent » comme disent les jeunes générations !

Longtemps j’ai hésité entre deux métiers, celui de journaliste ou de communicante. Finalement, la vie m’a offert les deux. Même si le premier a toujours été en marge de ma vie professionnelle. Pourtant, mon intérêt est majeur pour ce métier que j’estime salutaire pour notre société. J’y ai rencontré des personnalités d’exception, des gens érudits et à l’écoute du monde, des plumes exceptionnelles.

J’ai écrit pour plusieurs médias dont Objectif Aquitaine, la Vie Economique, Cubeek dont je suis la marraine, Terra Fémina… J’ai créé plusieurs émissions pour TV7. La première en 2000 s’appelait « Ce qu’en pensent les filles ». La dernière qui s’intitulait « Ma Maison Gironde » a inspiré un ouvrage paru aux éditions le Festin : « Ma Maison Bordeaux », dans lequel je raconte l’histoire de 30 familles bordelaises. Une collaboration riche avec un photographe talentueux, Marc de Tienda.

Très engagée pour les causes au féminin j’ai été l’auteur, aux côtés de la photographe Nathalie Kaïd de l’exposition « Aux seins de la vie » pour octobre Rose. Un souvenir profond. Des rencontres d’exception. La souffrance et l’espoir. La vie quoi…

Intention du blog

 

Aussi loin que remonte ma mémoire, je suis certaine d’avoir été « féministe ». Certes ce terme ne correspond pas toujours à notre génération, et nous avons du mal à nous assimiler à ces hordes de femmes qui défilaient dans la rue, leurs sous-vêtements à la main, réclamant ce qui nous semble aujourd’hui une évidence. Mon enfance a été marquée par ma mère m’expliquant l’acquisition de son premier chéquier ou l’obligation qu’elle avait de porter une jupe pour travailler, alors même que l’hiver couvrait la France d’un manteau de neige. Tous ces récits m’ont toujours semblé une aberration. Presqu’une farce ! Tout cela pourtant était la réalité d’une moitié de la société ! Nous pourrions penser quarante ans plus tard que ces souvenirs ont rejoint une histoire ancienne. Il n’en est rien. Notre regard sur le monde fait apparaître des droits individuels et collectifs bafoués. Parfois même une véritable barbarie ayant pour mobile la volonté d’annihiler le droit des femmes à penser, à s’exprimer, à transmettre. Dans notre pays qui pourtant cultive un véritable sens de la liberté et de la fraternité, même si nous savons tous combien cela est difficile au quotidien, des inégalités sont encore marquantes en matière d’expression ou de droits. La parité n’est pas systématiquement vraie. Nous sommes toujours sous représentées dans le monde politique, l’égalité des salaires n’est pas respectée, les femmes témoignent de ce fameux « plafond de verre » qui nous empêche de grandir aussi vite que nos concitoyens. La marche est encore longue, j’en suis convaincue.

 

Si j’ai souhaité ouvrir ce blog, c’est parce que j’observe que les femmes entretiennent souvent une relation d’entraide et de partage exceptionnelle. Nous aimons nous retrouver, « papoter » comme nous le disons volontiers et j’ai toujours observé une grande solidarité sur le plan professionnel et familial. A chaque épreuve à franchir, j’observe combien le « girl power » est efficace. Mes amies me tendant la main, ouvrant leur carnet d’adresses, agissant sans questionnement et en confiance pour m’aider. Prenant même le temps de vérifier si tout va bien.

 

J’ai souhaité que ce blog soit ouvert le 8 mars car je suis convaincue qu’il faut continuer à affirmer notre volonté de voir changer la société. Nombreuses sont les femmes qui me disent que la journée internationale des droits de la femme devrait être celle du quotidien. Moi je crois que c’est une date qu’il faut fêter pour partager et faire le point sur l’évolution de nos droits. Une date qui doit donner la parole à toutes les femmes. Une date pour rendre compte et se fixer des objectifs.

 

Ce blog au-delà de mon engagement personnel qui me donne l’énergie de l’ouvrir doit-être celui de toutes les bordelaises. Une à une, je leur donnerai la parole car bien souvent elles agissent dans l’ombre et peu savent la qualité de leurs actions et engagements. Par ailleurs, je veux croire que cette plateforme nous donnera la possibilité d’échanger et de se rencontrer. En bref, rien ne se fera sans vous, bordelaises !